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Pour être exact, c’est 2460 km si j’avais fait le chemin en ligne droite, sur un goéland docile.

En réalité, c’est bien plus car au départ de Nantes, je me suis compliqué la vie à prendre un avion à Frankfort (930km) pour Athènes (1800km), puis un ferry pour Paros (180km), puis une voiture jusqu’à « Chez Fred« , soit en grec « Stou Fred« .

On est donc plus près des 2900 km l’aller, soit 5800 km aller-retour. Tout ça pour aller manger des crevettes, ha ha ! Mais pas n’importe quelles crevettes !

2460km pour aller manger chez Fred Chesneau le globe cooker à ParosVoie directe par vol de Goëland

Mais d’abord, que je te remette dans le contexte. Le gars Fred Chesneau est un des présentateurs de l’émission « Les Nouveaux explorateurs » de Canal +. Un aventurier, un vrai. Un passionné, ça se sent. Le genre de cuisinier qui va chercher son crabe aux Comores et qui y laisse un doigt. Et ça le fait marrer !

Et moi, le gars Fred, je l’aime bien. D’abord, j’aime bien quand on mange bien, que le palais soit en extase. Et le gars Fred il s’y connait en cuisine. Aussi, il est toujours curieux, enthousiaste, et surtout surexcité. Il se marre tout le temps ! Je me retrouve. J’adore.

Fred Chesneau

Alors quand on cherchait un endroit avec maman-canaille pour passer une semaine au calme (je précise SANS-LES-ENFANTS #holygraal) – épuisé après ma première année sans pause à la tête d’une tribu de 3 lascars – et que j’ai appris par hasard que le gars Fred ouvrait un restaurant sur une île grecque, c’était comme quand tous les signaux te disent « C’est là que tu dois être, fonce !« .

Stou Fred

Rapide brief sur Internet : « Stou Fred » est un restaurant éphémère, un OVNI culinaire, un lieu à part, conçu par Fred Chesneau, et situé sur l’île de Paros, une île grecque des Cyclades. J’en sais déjà trop. Laisse moi découvrir le reste par moi-même, Internet !

Pas de vol direct jusqu’à Paros. Je sais même pas vraiment où c’est, d’ailleurs. Bon, on va le faire à la main alors.

Zou les kids chez les grands-parents. Claque ta Visa Premier : un avion, un bateau, une voiture de location plus tard et on y est. 32°C. Mer turquoise. Pas un nuage. L’environnement est intéressant. Si je devais pinailler, je dirai qu’il y a trop de français… Un français qui râle car il trouve trop de français, v’la le cliché qui se mord la queue !

(Bien sûr on profite du soleil et des plages, mais ça c’est une autre histoire)

Le restaurant de Fred se trouve dans les petites ruelles typiques et labyrinthiques de Parikia, la ville-port où arrivent les ferrys. Pas évident d’accès, il faut chercher un peu, ça creuse l’appétit. Mise en ambiance. J’aime.

Promesse d’exception, lieu d’exception. Le décor est parfait : petite cour intérieur, il fait nuit et chaud, ambiance cosy extérieure. On est sur la liste, accueilli et placé. Ah oui, pour être sûr – et on a eu raison – on a réservé 2 semaines avant. Avec confirmation par mail de Fred. Il y a 8 ou 9 tables, espacées tout autour d’une cour remplie de verdure, de façon à ce qu’on reste dans un cadre super intimiste.

Après quelques minutes, Fred apparaît sans prévenir. Bonjour – serrage de main – je suis Fred Chesneau j’ai une émission sur Canal – Ah ben oui on sait – Vous êtes là pour les vacances ? je viendrai vous présenter les plats et on se reparle à la fin – euh oui euh OK euh vous – non mais tu me tutoies – ah ok si tu veux – bon j’y vais j’ai du boulot.

Il y a des gens comme ça, qu’on croise de temps en temps quand on se donne l’occasion. Des Frederic Lopez, des Philippe Gougler, des Antoine De Caunes ou De Maximy.

Des gens avec qui on se dit que dans la vraie vie, on aurait 1000 questions à poser, que ce serait passionnant, qu’on apprendrait plein de choses et qu’on passerait un super moment. Des gens qui sont à eux seuls une promesse de voyage, de découverte, une nouvelle porte sur le monde. Et le jour où ça arrive –parce que si on le veut, ça arrive– tu as baissé ta garde tu n’est pas préparé, tout vient en même temps dans ta bouche et rien ne sort.

Enfin, rien, pas toujours. La première fois que j’ai croisé Luc Besson, par exemple… je lui ai parlé de son poids. Alors finalement, tu vois, parfois il vaut mieux fermer sa gueule et laisser le moment suspendu.

Bref, Fred est là devant nous, l’on bafouille des banalités. Ce qui me marque à ce moment là, c’est son calme, qui contraste avec sa surexcitation des émissions.

Manger !

Le menu est en français, anglais, et grec. Il est fixe. Pas de menu enfant ou option végétarien sans gluten. On ouvre la bouche et on déguste sans pinailler s’il vous plait.

Ah oui, petit détail, il est à 45 Euros. Hors boissons. Les prix ne sont pas trop dans la moyenne locale. (parenthèse éco : le Smic local est à 683 euros)

Après un petit amuse-bouche à base de houmous, le premier plat arrive. 2 serveurs grecs anglophones s’affairent à bien placer les couverts, les verres et nous servir. On est aux petits soins.

Première assiette.

Fred nous annonce des crevettes rôties au beurre salé, entourées de cheveux d’ange. Je sais, ça n’a pas l’air méchant comme ça. Sauf qu’en écrivant ces lignes, j’ai encore le goût, la texture, la sensation dans la bouche. Cuisson parfaite, légère senteur de lard fumé. J’en salive. Je goûte, je respire, je déguste.

Tu sais, c’est ce moment quand tu as fait la queue à Disneyland pendant 45 minutes, tu as 11 ans et c’est la première fois que tu montes dans le train de la mine. En 1 seconde, tu accèdes à un truc qui t’envoie 10 fois plus loin que ce que tu avais pu imaginer. En 1 seconde, ton corps découvre à une nouvelle sensation. Et tout ce qui s’est passé avant devient fade, quelconque, nul.

C’est ça qui me motive dans l’aventure, le voyage, la découverte. C’est même ça l’intérêt de la vie, de ma vie. Tous les efforts valent cet instant. Cette seconde où tu sors de ta zone de confort, où tu mets les pieds dans un truc que tu ne maîtrise plus. Quand les autres se fument des pétards, moi je prends l’avion et je mets mon cul dans un grand 8, ou un super resto. Ça, ça vaut toutes les drogues. Cette seconde où tu apprends quelque chose de nouveau à ton corps. Nouveau et flippant, car aussi tu te dis « mais comment j’ai fait pour vivre sans connaître ça ? » .

Et cette seconde, enfin ces crevettes, tu t’en souviendras toute ta vie.

Enfin moi, oui. Toi non, car le menu change toutes les semaines ! #TropTard

Le ravioli au bouillon qui tue

Aubergiste, la suite !

Juste le temps de savourer, deuxième entrée en approche. Un ravioli. Un seul. OK. Dans un bouillon. Pardon, dans LE meilleur bouillon que j’ai pu mettre dans ma bouche à ce jour.

Pareil, présentation rapide : le bouillon a cuit pendant 3 heures, avec un os à moelle. Ou un truc comme ça. Je savoure. Je kiffe. Mais je bloque. Une autre sensation m’envahit : oui, c’est ça Fredo, je suis frustré.

Je réalise qu’on est à 5 mètres de la cuisine et que tout ce dont je rêve à ce moment, c’est de coincer Fred, et de savoir comment il a fait ça. Mieux, qu’on le refasse ensemble ! Arg ! il y a d’autres clients, je dois me tenir. Je tente quand même… Il me dit qu’il a du boulot et qu’on verra après… A la fin du repas, je réaliserai que la fenêtre est entourée de fenêtres… On pouvait voir le making of ! damned, je devrai revenir.

Salade César pas du tout César

Salade César pas du tout César

Ensuite, le plat. Une salade César. Sauf qu’il a tout changé. C’est une salade de thon cuit aux croûtons. C’est parfait, évidemment, mais je suis anesthésié des 2 premiers plats. Limite je m’habitue, quoi.

Filet mignon de port, au riz gluant. A manger avec les mains. « Mais ne mangez pas la feuille de figuier, c’est dégueulasse ! Normalement, c’est une feuille de bananier mais là c’est plus local. » nous précise Fred. J’en peux plus, c’est un orgasme culinaire. Le parcours gustatif est réfléchi et bien pensé. Je savoure chaque seconde, chaque miette.

La table d’à côté est plus dissipée. On n’est pas du même milieu et ça se voit : leurs assiettes sont englouties en 2 bouchées, comme si tout était normal. COMME SI on avait l’habitude d’aller tous se partouzer la bouche tous les week-end.

Ben nan les gars, désolé, même à 35 ans – et après pas mal de restos de bon niveau – j’ai gardé ma candeur et les yeux brillants du gamin de 8 ans qui va manger une Tête Brûlée, sans savoir ce qui l’attend. Oui, savoir retrouver l’innocence à la demande, c’est ça mon secret de beauté éternelle. (mais ne le dites à personne, sinon ce n’est plus un secret)

5 plats : 2 entrée, 2 plats, 1 dessert

Les quantités ne sont pas énormes, mais parfaites. Juste ce qu’il faut pour goûter, découvrir, aimer et ne pas se lasser.

Le dessert est peut-être ce qui me surprend le plus. Fred nous annonce : « J’aime pas les crèmes brûlées, c’est trop lourd, y’a trop d’oeufs. Alors je l’ai refaite plus légère, et à base de thé matcha ».

Feue la crème brûlée

Feue la crème brûlée

Ma cuillère casse la cassonade dans une brisure parfaite. C’est Amélie Poulain au pays du tzatziki. La crème est verte. C’est surprenant et bon.

On achèvera tout ça avec un thé dont j’ai oublié le nom. Bon, mais difficile de trouver sa place après ce rollercoaster de goûts.

Débrief

Pendant tout le repas, Fred est passé nous voir plusieurs fois. Mais à chaque fois, l’instant est trop rapide. Etait-ce parce qu’il est dans le feu, ou parce que la table d’à côté semble être de sa famille ?

J’étais marqué par 2 choses : il était calme mais stressé. Et humble. Super humble. Les quelques gens de médias que j’ai pu croiser dans ma vie avaient bien plus le melon que ça. Limite le gars Fred s’excuse de nous faire à manger. J’ai presque eu envie de le secouer en lui criant « Mais sois fier de toi bordel de merde ! ».

Fred se détend à la fin du repas et vient spontanément nous voir pour débriefer. Normal. En mode on fume une clope après l’amour.

Fredo, mon cher Fredo… Comment te dire que j’ai envie de refaire tous les plats avec toi ?

On papote Touristes. Vent. Plages. Paros. Iles grecques. Pourquoi et comment il est venu s’installer ici. C’est que pour l’été. Il continue l’émission bien sûr, mais on sent qu’il est plus à l’aise ici. « C’est mon vrai métier ici, faire la cuisine, tenir un resto ».

Pourquoi il a lancé son idée. Qu’au départ c’était un gros doute. Qu’il est le plus cher de l’île, et qu’ici il n’y a que des restos grecs. Je rêve, c’était une soirée incroyable et le mec doute encore du concept. Evidemment, si on juge par la quantité, il n’y a pas 45 euros dans l’assiette. Mais les sensations ressenties valent bien plus. (ça je ne lui dit pas, hey ho, manquerait plus que ça soit plus cher l’année prochaine !)

J’en profite pour obtenir quelques réponses à mes fameuses 1000 questions : c’est Canal + qui l’a contacté il y a 15 ans pour le projet des Nouveaux Explorateurs. Et à chaque émission, il part pour 3 semaines ou 1 mois de tournage, avec juste un cadreur.

Le problème avec moi, c’est que si on me laisse une brèche pour poser des questions, j’ai une liste infinie. Je me souviens sur un projet ancien, d’un docteur de Necker qui ne savait plus comment se débarrasser de moi (mais c’est une autre histoire!) Heureusement pour tout le monde, une tierce personne viendra interrompre mon interview improvisée.

« Mais vous savez, tout ce que j’ai fait, c’est super facile, c’est de la cuisine de rue ». 

Le pire arrive, je le sais. Une photo « Mais bien sûr avec plaisir ». Le gars est trop sympa. On se quitte. Mon autre problème, c’est que moi, je chauffe à retardement. Je passerai le reste de la soirée à me dire « merde je voulais lui demander ça » ou « ah c’est con j’aurais bien aimé voir comment il a fait ses crevettes ».

Non parce que j’adore les crevettes. Mais là elle étaient vraiment bien.

Tant pis, je devrai revenir… A bientôt Fredo !

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Réunion de projet

THE BRIDGE 2017, je ne sais pas quel fou -ou quel enfant de 9 ans- a lancé l’idée, mais pour moi, c’est à la fois génial et complètement improbable. Du domaine du délire de gosse qui joue dans sa chambre !

Imaginons la scène.

« – LES MECS j’ai trouvé ! On va faire une course géante ! Une course entre Saint Nazaire et New York. Ouais. Et ça sera entre 4 trimarans et un paquebot énorme. OUAIS OUAIS. Et là tu sais pas qui va arriver en premier HA !

Et pour le départ y’aura un feu d’artifice !! en plein jour ! wouhouu !! et là le paquebot il fait TWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOT et paf la musique américaine !! tatatattatata »

« Et là et là et là, truc de ouf, y’a un énorme A380 qui arrive en passant au dessus du pont ouais !! il passe au dessus du Queen Mary 2, là, et l’A380 il fait hop droite hop gauche ouais ! et demi tour, il repasse au dessus de la foule et hop PLEIN GAAAAAAAAAZ vers le ciel ! ça va être MOR-TEL ! »

Ca donne envie, hein ? Eh bien c’est exactement ce qui s’est passé. Et c’était génial !

Et comme j’ai 8 ans d’age mental mais que j’aime les grosses machines de l’extrême de ce genre, j’ai bien saoulé tout le monde les 2 semaines précédentes, jusqu’à ce qu’ils comprennent bien que le paquebot ne partira pas sans moi. (Enfin on est resté à quai, mais je l’aurai un jour, je l’aurai)

La course

Les bookmakers donnent le Queen Mary 2 largement vainqueur, car il ne dépend pas du vent et fonce tout droit. Mais il reste encore quelques 10% de chances qu’un trimaran lui mette la misère. A suivre à l’arrivée à New York, prévu pour le QM2 le 1er Juillet !

On peut les suivre en direct sur cette carte : https://www.thebridge2017.com/fr/classement-et-cartographie

La famille canaille devant le GROOOOS Queen Mary 2

La famille canaille devant le GROOOOS Queen Mary 2

 

L'A380 qui fait le malin au dessus du Queen Mary 2 - Saint Nazaire - The Bridge 2017

L’A380 qui fait le malin au dessus du Queen Mary 2 – Saint Nazaire – The Bridge 2017

Au niveau logistique

Question parking, les radios conseillaient de se garer loin car un service de navette existait. On a tenté le coup de poker en approchant le plus possible en voiture. Finalement 2 heures avant le lancement, on pouvait se garer à 500 du paquebot. Tout le monde étant garé à la parisienne, en mode 3m² = une place.

Fouille des sacs à l’entrée. Accès gratuit. On a même trouvé des places à l’ombre de pins. Par contre, on n’a jamais trouvé les toilettes. A boire et à manger sur place, à condition de respecter des files d’attentes un peu longues.

 

Site web de l’événement

https://www.thebridge2017.com/fr/

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3 jours à Boston, où je me réconcilie avec les USA
mai 42017

Halte de 3 jours à Boston. Ici je te parle de grattes-ciels, de douceur de vivre, de quartier italien, de recherche contre le cancer et de la meilleure université du monde.
Boston, ou comment 3 jours ont radicalement changé ma façon de comprendre les américains from USA !

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Salut les canailles ! Dans cet article, je te raconte comment un avion raté peut se transformer en une journée qui restera parmi une des plus magiques que j’ai connues ! Direction l’Islande !

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On aurait pu faire le voyage de Montréal à New York en avion, ou en voiture.

Mais on a trouvé plus curieux au pays des voyages en aéroports : le faire en train !

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Juillet 2014.

Premier week-end. Le temps est pourri depuis 4 ans mitigé et c’est officiellement les vacances scolaires. Première conséquence pour nous, on va éviter Disneyland jusqu’en Septembre. Et si on en profitait pour goûter des parcs plus modestes ?

Dimanche matin, on est près de Metz avec une journée à tuer en famille. Une alerte orange grêle + orage est annoncée pour 15h, mais en ouvrant les volets : ciel bleu. Allez tout le monde dans la voiture verte, direction Walygator ! C’est pas loin, en cas d’apocalypse on rentre au chaud.

Un peu de culture : Walygator est situé en Lorraine, entre Metz et le Luxembourg. Connu pour être un parc qui « ne fonctionne pas« , il a changé plusieurs fois de nom et de thématique : Big Bang SchtroumpfWalibi Schtroumpf, Walibi Lorraine. Il date de 1989.

 

L’accès

Le parc est placé au nord de Metz, pas loin de l’A4, à 320km / 3h de route de Paris. Lien google maps

Il’est indiqué sur les panneaux routiers depuis l’A4, pas de suspense, on a juste suivi les panneaux. On a même un portail à l’entrée du parking pour bien nous confirmer qu’on s’est pas trompé de route.

On peut également venir en TER, il y a une gare dédiée.

Conseil ! Venez en voiture : c’est très bien indiqué, et le parking est gratuit !

 

La carte de Walygator

La carte de Walygator

Les tarifs

Premier point positif : le tarif n’est pas excessif. Je suis habitué aux tarifs de Disneyland, alors 30 euros l’entrée adulte pour une quarantaine d’attractions, ça va !

Comptez 5 € de plus pour louer une poussette / 3 € pour mettre ses affaire dans un box.

Au passage, on peut sortir du parc et revenir dans la journée !

 

Découverte du parc

On arrive à 11h.

Au vu du plan, le parc ne semble pas très grand. Tant mieux parce que je te rappelle qu’on a une alerte orage qui devrait nous tomber sur la gueule bientôt ! Est-ce qu’on pourra se taper les 40 attractions annoncées en moins de 4 heures ?

L’entrée donne sur une petite place où sont posées comme un cheveu sur la soupe des voitures rutilantes, plus ou moins anciennes. Pourquoi pas.

En avançant on tombe dans une petite zone couverte et commerciale avec des Walygator partout. Vite fait j’essaye d’assimiler le plan du parc et où sont les gros poins de repère : la tour, les gros rollercoaster. Les attractions sont disposées dans une boucle.

Il fait chaud, alors on va démarrer par se prendre de l’eau sur la tronche avec le Rafting ! Personne dans la file, on passe tout de suite.

Petite gilet de sécurité pour canaille n°1 (5 ans), mais très vite je me rend compte que malgré des tas de panneaux avec 1000 interdictions dans tous les sens, le niveau de sécurité reste assez vague. On va tacher de garder un œil constant sur la marmaille (y compris celle des autres !)

Le mec pousse les bateaux à la main ... ??

Le mec pousse les bateaux à la main … ??

Pas de barrières, tenez vos enfants !

Pas de barrières, le courant est fort, tenez vos enfants et glissez pas !

Pas très rassurée...

Pas très rassurée…

 

J'ai pris 2 ou 3 vagues glacées sur le cul !

J’ai pris 2 ou 3 vagues glacées sur le cul !

 

On zappe les tasses pour chercher des trucs sympas. Après un manoir hanté fermé et un peu délabré, on tombe sur un manège « NEW » dédié aux gamins : un truc indéfini véhicule sur un rail et tu dois pédaler avec les mains.

La gamine fait la tronche et moi aussi d’ailleurs. Malgré l’engouement de l’animatrice à nous voir arriver (il faut dire qu’elle avait l’air de s’emmerder sévère), aucune déco, aucun panneau, aucun suspense.

En face, il y a la tour Space Shoot, 55m en 2,5 secondes. Puis le G-Lock, une nouveauté qui a l’air sympa. Il faut savoir que les trucs qui tournent me bousillent, et les tours ne m’ont jamais fait grand chose alors je tente le Comet, rollercoaster rouge qui m’a l’air pas mal (j’y reviendrai plus tard dans l’article). La priorité était plus les attractions familiales, mais à ce rythme je me dit qu’on va pouvoir se faire quelques frayeurs quand même.

La canaille (5 ans, je rappelle) voulait monter avec moi, mais c’est minimum 1m20 et elle fait 1m10. Ce sera souvent comme ça d’ailleurs.

Un peu frustrée entre les trucs pour tout petit et les trucs pour très grands, on se rattrape sur des chenilles volantes. Elle adore mais moi ça me déglingue.

A côté on a un toboggan sur bateau gonflable, l’Aquachute.Assez symbolique du parc : très marrant à faire, mais tu dois monter toi-même ton bateau en haut du manège. Bon, pourquoi pas !

Et c’est l’heure de manger !

 

La bouffe

La bouffe n’a pas l’air très chère.

Il y a 15 points de restauration et même si la moitié sont des hamburger frites classiques, je vous invite activement à regarder le plan pour choisir un truc plus intéressant : sandwich, service à table, grillades, bagels, curry wurst et saucisses locales diverses. En Lorraine, la charcuterie est bonne, l’Allemagne n’est pas loin, autant en profiter !

2 saucisses, 2 frites, 2 cocas, on s’en tire quand même pour 22 euros au Chalet bavarois.

Conseil ! Achetez vos bouteilles 50cl à l’avance au supermarché pourra vous revenir 3 fois moins cher. Et n’oubliez pas que vous pouvez ressortir du parc en cours de journée !

 

Premier checkpoint

Les premières impressions sont pour l’instant très mitigées.

Un premier point me laisse perplexe : on est en Juillet, l’entrée n’est pas très chère et le parc est relativement vide. C’est très agréable pour les habitués des files d’attentes de + de 30 mn que nous sommes. Mais bizarre.

Deuxième perplexitude, la très faible thématisation du parc, ajoutée à l’accumulation de manèges (parfois à la peinture malade) qui tournent laisse parfois un arrière goût de fête foraine de luxe. Il reste les poubelles décorées qui rappellent qu’on est à Walygator, mais globalement, ça manque sévèrement d’identification visuelle, de zones clairement identifiée et de détails.

 

Oui je suis Barisien, et alors !

Les poubelles : oui je suis Barisien, et alors !

 

Suite de la visite : beaucoup de manèges pour tous petits

L’après midi devient menaçant, le gros gros rollercoaster qui me fait de l’oeil depuis l’arrivée est fermée pour cause de pluie.

On continue avec les rondins et d’autres manèges pour tous petits. On ne les fera pas tous, il y en a vraiment plein.

 

Contre-exemple : celui-ci est à partir de 1m20 !

Contre-exemple : celui-ci est à partir de 1m20 !

Les manèges pour tout petits

On ne les a pas tous fait, on ne les a peut-être même pas tous vus ! Mais le parc regorge de manèges qui tournent, de chenilles, de bateaux pirates de toutes tailles, un carrousel et plein d’autres version « tout petits » de manèges que je connaissais pour grands.

Il y a tout ce qu’il faut pour occuper la marmaille entre 3 et 12 ans.

Il y a aussi les rondins, en 2 versions : grands et petits. Les 2 sont tout aussi drôles, et la version petit arrose plus !

Notez que la plupart du temps, en dessous de 1m20 il faudra accompagner vos enfants.

Par contre, encore un témoin de la sécurité approximative, sur le Star Shooter, une mini tour pour les enfants. Un parent demande à accompagner son gosse sur le manège. L’opérateur lui refuse… vaguement, devant le panneau. Le mec insiste. Il cède, pas trop convaincu… tout ça devant le panneau « attraction dédiée aux enfants de 80 à 120cm »

Ce qui devait arriver arriva : à mi chemin la tour se bloque ! Trop lourd. Ils resteront coincé un bon quart d’heure comme ça.

 

On peut même faire du poney ! (4 euros le tour)

On peut même faire du poney ! (4 euros le tour)

1 million d'interdictions !

1 million d’interdictions !

Les gros rollercoaster

Le soleil finit par revenir dans l’après-midi et je peux enfin me faire quelques frayeurs avec du lourd.

Le Comet

Il est beau il est rouge, mais il est petit et vieux. Il date de 89, va à 64km/h et les freins sont secs.

Un looping et une vrille, c’est idéal pour s’échauffer ou tester ses limites quand on sait pas trop si on aime ça !

L’Anaconda

Malgré un Anaconda géant perché dans un arbre, l’entrée est très mal indiquée dans le parc, étrange pour un manège qu’on peut voir à plusieurs kilomètres !

Ouvertes en 89, réparées en 2013, elles étaient à l’époque les premières montagnes russes en bois de France ! Le parcours est long et la première chute donne bien l’impression que tout va se déglinguer ! Moins taré que Tonnerre de Zeus, mais bien marrant !

The Monster

L’intérêt du parc pour moi reste tout de même ce truc immense qui trône au fond du parc : The Monster, un rollercoaster inversé ! Le plus long d’Europe, le 3ème plus grand au monde ! 92km/h les pieds dans le vide, 1 looping vertical, 2 tires-bouchons, 1 roll zero G, 1 hélice. Rien que ça…

En fait il vaut à lui tout seul le prix de l’entrée au parc, et le déplacement ! Il est là depuis 2010 et était placé avant au Japon depuis 96.

Même avantage incroyable que le reste du parc : vu l’affluence, le temps d’attente correspond à la durée du tour. Il est même très facile de se payer le luxe de demander les places de devant. Etant en solo, je vais devant direct !

Conseil lunettes : videz vos poches et enlevez vos lunettes ! J’ai testé avec, mais la vitesse est tellement élevée qu’avec le vent généré, j’ai failli les perdre dès la première descente !

On peut les poser par terre, à côté du manège. Je les ai laissé avec mon tel ! D’autres posent leurs chaussures, d’autres leur sac… Il n’y a qu’un train utilisé, donc aucun risque !

Conseil : Demandez à être devant, et sur les extérieurs, les sensations sont encore pires !!

La première montée

La première montée

 

Les sièges de The Monster au Walygator

Les sièges de The Monster au Walygator

C'est écrit assez gros là ?

C’est écrit assez gros là ?

Le circuit en entier

Le circuit en entier

 

Les spectacles et animations

 

Bilan de la journée

– pas cher

– bon plan

– pour toute la famille

– manque d’animations et themes

 

 

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Septembre 2008. Je ne sais plus, un coup de folie, une envie de pisser. Toujours est-il qu’on se retrouve à 3, Moi, Cédric, Julie, à embarquer depuis Beauvais sur Ryan Air pour un week-end prolongé à Valencia, Espagne. En mode sac à dos. En mode à l’arrache on verra bien.

L’aventure, j’ai envie de dire qu’elle commence à Beauvais ! Plus exactement à trouver comment s’y rendre. Parce que si les décollages de Beauvais offrent à l’époque des prix imbattables, c’est qu’il faut prendre en compte que pour y aller depuis Paris, il faut se payer un aller-retour en bus, départ Porte Maillot, avec tous les délais que ça implique : calculer comment arriver à l’aéroport 2h avant, calculer les marges des bouchons, arriver en avance au départ du bus.

Le trajet dure 1h15 et c’est 30 Euros l’aller-retour. Sur Internet. Plus cher si on réserve sur place. Lien : https://www.aeroportparisbeauvais.com

Et ce voyage, c’était aussi l’occasion de tester Ryan Air. Tout a été dit sur cette compagnie. On ne va pas en rajouter. Je préciserai juste qu’après ce voyage, j’ai banni cette compagnie de mes voyages !

Avec du recul, ce n’était pas forcément justifié, dans le sens où de nombreuses compagnies ont acquis leurs méthodes : gabarits pour bagages en cabines plus petits que la normale et ça facture si ça dépasse. Par contre, leurs méthodes restent encore aujourd’hui peu sécurisantes, comme leur gestion du carburant. Et je les bannis toujours, mais pour d’autres raisons.

Au final tout se passe bien, mais l’économie ne vaut pas le temps et l’énergie perdue à se rendre à Beauvais, petit aéroport de campagne. C’était la première et sûrement la dernière fois, sauf obligation.

Valencia, Espagna

Sortie d’aéroport, pour rejoindre l’auberge et le centre de Valencia, on prend simplement le métro. Accessible PMR. Petit. Pas bondé. En fait y’a même personne.

Par la suite, on utilisera plutôt le bus. Accessible PMR également.

Pour dormir, on a pris le moins cher : auberge de jeunesse. Purple Nest Hostel Valencia.

Accessible handi. Chambre partagée. Toilettes partagées. L’ambiance a l’air bonne et le contact est facile. 20 Euros la nuit par personne.

Petite parenthèse : mon ami Cédric étant en fauteuil, il en profite pour tester en conditions réelles une roue avant spécifique pour le tout terrain de chez Magelan, le « Module Tout chemin« . Lien : http://www.magelan.fr/produits-vente-et-ou-location/loisirs-handi/mtc-module-tout-chemin.html

L’ensemble est très pratique pour les marches et les terrains difficiles comme les pavés, ou même la terre, mais un peu lourd. Dans l’avion, nous avons réussi à le faire passer en tant qu’élément du fauteuil à part entière, donc sans surplus. Vu la taille et le pois du module, même plié, c’était pas gagné.

« Module Tout Chemin » de Magelan, dans un bus accessible PMR de Valencia

 

Valencia - L'oceanographe

Valencia – L’oceanographe

L’architecture

J’ai retenu de cette ville la cohabitation des architectures de différentes époques.

D’un côté des immeubles tous pourris, qui pourraient avoir un certain charme, mais laissés à l’abandon. De l’autre quelques restes d’une époque gallo-romaine avec les arènes. Et de l’autre encore tout un quartier futuriste, au Sud-Est, qui à lui seul vaut le détour. Un ciné IMAX, un dolphinarium, un aquarium, un opéra et un musée de type Cité des sciences de la Villette !

A la date de ce voyage, l’Agora était encore en construction.

 

La faune et la flore locale

2 lieux emblématiques à noter : l’océanographe, et le Bioparc.

L’océanographe, et le delphinarium proches, permettent de s’immerger complètement dans le monde marin avec au programme méduses, requins, tunnel dans l’aquarium, bélugas qui tournent en rond, et spectacles de dauphins dressés.

Je t’avoue que bien sûr c’est admirable de pouvoir les observer d’aussi près, mais voir les Bélugas tourner en rond m’ont plus fait de peine qu’autre chose. Celui-ci était heureusement assez joueur avec les enfants touristes. Le tunnel sous-marin en revanche est impressionnant.

Le Bioparc est situé au Nord Ouest de Valencia et on s’y rend en Bus. Il n’est pas très grand. On y trouve quelques éléphants, girafes, gorilles, zèbres et un rhinocéros, rien de bien extraordinaire. Il propose par contre un passage trèèèèèèès intéressant : on rentre dans la cage des lémuriens. Sous la présence d’un garde du zoo. Il y a bien sûr quelques consignes à respecter histoire de ne pas se faire attaquer.

Je n’ai pas vraiment profité à l’époque. J’aurais du !

 

Les gens

Sur 3 jours, on avait presque pris 2 habitudes : le Starbuck’s le matin. Pas local du coup. Et le soir rendez-vous dans le même bar boire un cocktail local. Bien que nous ne comprenions pas tout, le serveur était super sympa. Et ce malgré mes commandes du style « Sorpresa-me ! » et notre espagnol plus qu’approximatif ! Beaucoup de monde dans les bars le soir, on a d’ailleurs passé un bon moment dans un tout petit bar latino.

J’ai également appris l’existence des paëlla valenciana et catalana. L’une étant viandard et l’autre poissonnière (j’ai oublié laquelle à vrai dire).

Je me souviens d’une visite du marché central de Valence, rempli de fruits et surtout jambons, viandes, charcuteries, et autres saucissons !

N’oublions pas bien sûr, un tour par les plages de Valence !

 

Si tu veux plus d’infos pour préparer ton voyage/week-end à Valencia, je te recommande de poursuivre la lecture sur ces pages de Passeport Canaille :

Bonne lecture et bon voyage !

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